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My artistic research is led by the idea of a meeting point—featured by people or by the manipulation and the experimentation of the matter—.
I try to articulate each work as a cohesive overall story, which starting point is often the interlacement of the corporeal pattern with its environment.
As a matter of fact, I imagine the organic lines as a primary handend, blending with the hosting atmosphere.
In my creations, the layout of a physical pattern is depicted by its pure presence or by the imprint it leaves.

Moreover, I have a real interest in the traditional craft techniques and print fabrics history.
Travelling across different parts of the globe, I discovered a variety of traditional craftmanships. Along this journey, I managed to expand my artistic practice.
The idea of handing down a cultural and/or an artistic heritage is essential to me.
It allows to gain more insight into a culture, from a manual point of view, and by comparing ancestral practices with contemporary creations.

Furthermore, because of my deep connection with dance, i attach great importance to the close link between the body and the artwork.
My textile art installations are considered according to the place that hosts them.
In this context, I always pursue my research on the corporeal pattern within its environment, while involving the viewer.
Through this immersive process, I invite the visitor to explore the site, to come into direct contact with the artworks by moving between hanging mobiles.
In other words, I intend to make the viewer feel at one with the artwork.
Through a game of juxtaposition, interaction with light, confrontation with topographical signs, or through the analogy with landscape elements, I seek different ways of blurring the lines and sublimating the human body. By using this process, I materialize my artistic reflection as a pathway.

Thanks to these material experiments, I am questioning the false pretences, the confusion created by the game of this misleading appearance, belonging to a visual vocabulary that has become an automatic process.

My practice lies at the crossroads between photography, drawing, printmaking, sculpture, sewing and installation artwork.

Catherine Stoffel


C’est la rencontre — qu’elle soit figurée par une personne ou par la manipulation et l’expérimentation de la matière — qui me guide avant tout dans mes recherches plastiques.
Chaque oeuvre est une histoire à part entière que je cherche à articuler, dont le point de départ est souvent l’entrecroisement du motif corporel avec son environnement.
En effet, j’imagine les lignes organiques comme chef d’orchestre d’une trajectoire, se confondant avec l’atmosphère qui l’accueille.
Dans mes créations, l’écriture du motif corporel est figurée par sa présence ou par l’empreinte qu’elle laisse. Par ce procédé, j’opère à la matérialisation d’un chemin parcouru.

À cela s’ajoute mon intérêt pour les techniques traditionnelles artisanales de la manipulation textile et de l’histoire de ses motifs.
J’ai entrepris une récolte de savoir-faire à travers différentes parties du globe qui enrichit au fur et à mesure ma pratique plastique.
Cette notion de transmission est importante pour moi, car elle permet d’une part d’aborder une culture sous un angle manuel et d’une autre part de confronter des pratiques ancestrales à une création artistique contemporaine.

De plus, du fait de mon lien étroit avec la danse, je porte une grande importance au rapport corporel avec l’oeuvre.
Dans mes installations textiles, qui sont toujours pensées en fonction du lieu qui les accueille, je poursuis ma recherche sur le motif corporel au sein de son environnement tout en impliquant, cette fois-ci, le spectateur.
À travers ce dispositif immersif, j’invite le visiteur à explorer les lieux, à rentrer en contact direct avec les oeuvres en se glissant entre les mobiles suspendus.
En somme, je cherche à ce que le spectateur fasse corps avec l’oeuvre.
Par un jeu de superposition, d’interaction avec la lumière, de confrontation avec les signes graphiques de la topographie, ou par analogie avec les éléments du paysage, je cherche les différentes manières de brouiller les pistes et de sublimer le corps.
Grâce à ces manipulations de matières, je questionne les faux-semblants, la confusion qui est amenée par ce jeu d’apparence et d’appartenance à un vocabulaire visuel qui est devenu un automatisme.

Mes travaux se situent à la croisée entre photographie, dessin, impression, sculpture et couture.

Catherine Stoffel